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Discours aux Français à la manière de Roosevelt

 

Mes amis, je vais vous expliquer la situation.

 

Le grand problème de notre pays  est que nous dépensons plus que nous gagnons. Depuis longtemps, trop longtemps, nous vivons à crédit. Pensez que chaque semaine nous empruntons entre trois et cinq milliards d’euros. Notre dépendance vis à vis de ceux qui nous prêtent est de plus en plus grande. Ces prêteurs n'ont rien de mystérieux, ce sont des fonds de retraite, des banques, des compagnies d’assurances. Des gens sérieux qui nous ont toujours fait confiance, mais nous devons néanmoins mettre de l’ordre dans nos affaires. Nous devons réduire notre dépense publique sous peine de voir les intérêts augmenter ou les prochains crédits refusés.

 

Notre deuxième difficulté c’est la baisse de l’activité économique et sa conséquence, le chômage, la disparition d’entreprises. Il y a dans le monde une lutte acharnée des Etats pour fabriquer plus chez soi et vendre plus chez les autres. Dans cette lutte il y a des gagnants et des perdants. Pour le moment, la France est perdante. Petite consolation, les consommateurs sont gagnants. La qualité globale des produits s’améliore, les prix baissent. C’est le cas des produits électroniques, de l’automobile, de l’équipement de la maison, des vêtements et aussi des voyages. Ce n’est pas rien. L’ouverture à l’Europe et au monde nous a apporté beaucoup d’avantages. Mais elle nous coûte cher en termes d’emplois.

 

Pourtant nous ne pouvons pas nous tenir à l’écart de cette lutte acharnée. Nous isoler aujourd’hui ne serait pas une solution. Nous ne reconstruirons pas le monde ancien. Lutter à armes égales contre les grands pays, anciens et nouveaux, est d’abord un problème de taille. Plus que jamais nous avons besoin de notre alliance européenne, même si elle nous coûte parfois. Tous nos jeunes qui partent à la découverte du monde, pour étudier ou travailler, nous montrent la voie à suivre, l’enthousiasme et l’oubli des peurs.

 

Pour relever ces défis, nous devons réduire nos dépenses, les dépenses de l’Etat, les retraites, nous devons mieux gérer les dépenses de santé et d’éducation. Ainsi, nous pourrons préserver notre accès au crédit et surtout améliorer nos positions dans le commerce international car nous réduirons les frais supportés par nos entreprises. Notre redressement ne dépend pas des autres mais de nous.

 

Mes amis, je vous demande à tous de contribuer à ces efforts. Salariés, fonctionnaires, indépendants, retraités, nous devons tous contribuer, de manière proportionnée. Nous devons nous montrer solidaires. Plus l’effort sera étendu, plus il sera léger pour chacun d’entre nous. C’est ensemble que nous allons sauver notre pays. C’est un effort de tous, pour tous. 

 

Pensez à ce que votre pays peut faire pour vous, mais n’oubliez-pas ce que vous pouvez faire pour lui. Je compte sur vous.



25/06/2013